Quand la recherche fondamentale se transforme en application concrète pour la société.

La spin-off intercept Bio, créée conjointement par l’Université de Namur et l’UCLouvain entend franchir une nouvelle étape dans la prévention des infections respiratoires virales. 

L’innovation au cœur d’Intercept Bio repose sur une molécule propriétaire, 9-Ac-SAP, protégée par plusieurs familles de brevets internationaux codétenues par les deux universités. Cette molécule, formulée sous la forme d’un spray nasal, baptisé Dastevir, a été pensée pour intercepter les virus avant qu’ils ne puissent s’accrocher aux cellules humaines. 

Concrètement, elle agit comme un « leurre » moléculaire : au lieu de se fixer à la surface des cellules de l’organisme, le virus rencontre d’abord cette molécule, qui perturbe son adhésion et limite ainsi sa capacité à initier l’infection.

Cette avancée a été rendue possible grâce aux recherches menées par les équipes du professeur Stéphane Vincent, au Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, et du professeur David Alsteens, Maitre de recherches FNRS au Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain. Tous deux sont Investigateur WEL Research Institute. 

Intercept Bio illustre également la force de la collaboration interuniversitaire. Le projet est né de la complémentarité entre deux expertises scientifiques de haut niveau : d’une part, la capacité de l’UNamur à concevoir et synthétiser des molécules innovantes inspirées des glycosciences ; d’autre part, l’expertise de l’UCLouvain- WEL Research Institutepour observer, mesurer et comprendre, à l’échelle nanométrique, les interactions entre virus, molécules et cellules. Cette collaboration a permis de passer d’une intuition scientifique à une technologie protégée, validée en préclinique et aujourd’hui portée vers un développement industriel.