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Quand l’anti-populisme devient une stratégie des entreprises
Cet article examine comment des acteurs économiques mobilisent le terme « populisme » dans le débat public. En analysant le rôle d’un think tank lié au monde des affaires, les autrices et auteurs montrent que le discours anti-populiste peut fonctionner comme une stratégie politique.
Présenté comme une défense de la rationalité économique et de la stabilité, ce discours sert souvent à disqualifier des revendications redistributives ou des projets d’élargissement des droits sociaux. L’étude met en évidence une forme spécifique d’anti-populisme que les autrices et auteurs qualifient de corporate anti-populism, portée par des entreprises et des industries. Celle-ci contribue à encadrer les débats politiques en privilégiant des solutions technocratiques et pro-marché. En qualifiant certaines politiques de « populistes », ces acteurs cherchent à préserver des intérêts économiques établis et à limiter des processus de démocratisation.
Sebastián Ronderos, Chargé de recherches FNRS, Département des sciences politiques, UNamur
Et al.
« Corporate anti-populism: insights from Instituto Millenium », Journal of Political Power, avril 2026.